COVID 19 : Contact tracing – test PCR

Veuillez trouver les informations concernant les tests et mesures d’éviction pour un professionnel de santé et les réponses apportées par les responsables de la cellule de contact tracing à la CPAM/

Chères consœurs, chers confrères,
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Vous trouverez ci-dessous le lien vers  le texte de l’ARS PACA rappelant les mesures d’éviction pour les professionnels du système de santé :
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Chères consœurs, chers confrères,
Veuillez trouver ci-dessous le mail reçu de la CPAM84 le 27 octobre dernier concernant les cas contact :
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 » De: « RIEU AMELIE (CPAM VAUCLUSE)
Objet: RE: Tracing contact –
Date: 27 octobre 2020 à 16:41:09 UTC+1
À: CDO84 MK – Présidente département du Vaucluse <[email protected]>
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Bonjour Madame Palayer,Je vous transfère les précisions (en gras dans le mail ci dessous) apportées par notre médecin référent suite aux diverses questions posées sur la situation de cas contact pour un Masseur Kinésithérapeute.

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Bien cordialement,

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Amélie Rieu
Sous-Directrice Régulation CPAM » 

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destinataire(s): Mme Rieu (CPAM)- Mme Benayache (ARS)
diffusion : élus CDOMK84 – M LETOCART et Mme CALLENS
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Bonjour
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Nous sommes actuellement interrogés très souvent sur la position à adopter par un masseur kinésithérapeute libéral qui serait désigné cas contact (contact sans mesures barrières avec une personne positive dans leur vie personnelle) par vos services et qui serait asymptomatique. =>un masseur kiné pourrait être appelé s’il est « désigné » comme un contact à risque par une personne .. dans sa vie personnelle et professionnelle … si « X positif » dit « j’ai vu mon kiné et il n’avait pas de masque, il me se lave pas les mains …. » … il sera appelé alors que la rupture de gestes barrière n’est pas dans sa vie personnelle => l’appel repose sur une personne qui désigne avoir eu une situation à risque avec une autre
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La recommandation générale voudrait qu’il mette en place un isolement strict, par conséquent une annulation de tous leurs rendez-vous, jusqu’au résultat du test PCR, en respectant les délais précisés par vos services. =>c’est la règle générale effectivement
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Mais il y a aussi le message sur le courrier qu’ils reçoivent par mail où il est précisé que les professionnels de santés doivent prévenir l’employeur pour aller travailler avec un poste adapté s’ils sont asymptomatiques.=> c’est l’exception des soignants pour éviter une rupture de soins.
Les soignants salariés se rapprochent de leur employeur pour organiser le maintien d’une activité permettant de prendre en charge des malades en toutes sécurité : changement de poste de services en évitant le soin à des patients vulnérables ,en renforçant les gestes barrières.
Le soignant libéral demande à son employeur , cad à lui-même d’adapter son poste : de garder les soins indispensables, de renforcer les mesures barrières (mettre un FFP2 …), s’il y a des soins indispensables à une personne très vulnérable d’envisager une prise en charge par un confrère, éventuellement du télésoin (en kiné c’est plus compliqué mais cela existe) … il joue le rôle de l’employeur (il dit ce qu’il faut faire et comment) et du salarié (il fait ce qu’il s’est dit) !
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Le masseur kinésithérapeute libéral peut-il être appelé par vos services et avoir la même réponse que pour le salarié?=> d’une certaine manière oui : « vous êtes soignant rapprochez-vous de votre employeur pour l’organisation » .. l’employeur étant lui-même
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Le CNOMK nous a transmis la règle applicable sur l’isolement dès la désignation cas contact même si on est asymptotique. Le CDOMK a relayé ce message (cf : point info #20-028 du 22 octobre) mais il reste dissonant et apporte la contradiction. =>nous n’avons pas connaissance du message du CDOMK.
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Pouvez-vous me donner une ligne de conduite à adopter et à diffuser même si je sais que c’est au cas par cas. => La ligne de conduite globale(si vous êtes désignés cas contact asymptomatique)serait : respect des gestes barrière , se laver les mains +++, port de masques FFP2lors de la prise en charge de patients, port de chirurgicaux en dehors des soins, aération très fréquenteet suffisamment longue des locaux ,pas de partage de repas , pas de serrage de mains, nettoyage et désinfection des sanitaires après chaque utilisation, nettoyage et désinfection du matériel de rééducation après manipulation, privilégier le report de soins de quelques jours pour les personnes vulnérables, si soins indispensables et personnes vulnérables dans la mesure du possible privilégier letélé soin ou le soin dispensé par un confrère …
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Pour les Kinésithérapetues libéraux cas contacts asymptomatiques : Doivent-ils poursuivre une activité libérale avec mesures barrières renforcées, comme l’utilisation de FFP2 obligatoire et seulement sur patients non vulnérables? Arrêt des soins en EHPAD? Privilégier le télésoin? =>On ne pourra pas les obliger à arrêter ou poursuivre leur activité libérale. Il faut qu’ils l’adaptent en préservant leurs patients d’une possible exposition pendant cette période d’incubation potentielle. … éviter d’aller en EHPAD me semble faire partie de la base ou orienter sur un confrère si vraiment la kiné est indispensable (si c’est l’aide à la marche on peut s’en passer quelques jours , si c’est de la kiné respiratoire préférer qu’un autre kiné fasse le remplacement quelques jours …)
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Merci pour la réponse que vous pourrez nous apporter et comme précédemment, nous pourrons diffuser.
Bien à vousStéphanie PALAYER MICHEL
Présidente départementale du Vaucluse

 


 

Chers Consœurs, chers Confrères.

Vous êtes plusieurs à avoir contacté le CDO pour connaître l’attitude à tenir quand vous avez été en contact avec un patient qui vous annonce être positif au COVID.
Nous avons interrogé la CPAM du Vaucluse, veuillez trouver la réponse obtenue ce matin. Ces recommandations sont aussi applicable en cas de contact dans votre vie personnelle pour vous ou pour un proche.
 » Bonsoir Mme PALAYER MICHEL,
Suite à votre mail de lundi, je me permets de vous transmettre les précisions apportées par le médecin responsable de notre plateforme de contact tracing :

Pour faire suite à la question relative à la notion de cas contact chez les kinésithérapeutes, il faut faire une évaluation au cas par cas dans le cadre de la prise en charge en kinésithérapie d’un patient positif.

En premier lieu, le risque de contamination n’est présent que si le patient a reçu des soins de kinésithérapie dans les 48h précédents l’apparition de ses symptômes ou dans les 7 jours précédents son test si le patient est asymptomatique.

Ensuite, il faut évaluer le type de soin de kinésithérapie prodigué et les conditions de mises en œuvre du soin, certains étant considérés à haut risque comme la réadaptation respiratoire, un exercice physique intense, … (risque de projection plus important de gouttelettes) ou dans des lieux confinés (pièce fermée au domicile du patient par exemple). 

Et enfin, il faut revoir si l’ensemble des mesures sanitaires ont été correctement appliqué autour de la prise en charge de ce patient : masque chirurgical correctement porté, lavage des mains, aération de la pièce de soins, port d’une surblouse+lunette par le soignant,…Et si on n’a le moindre doute, il faut que le professionnel de santé se fasse tester 7j après le dernier contact à risque, si lui-même 

est asymptomatique.

Pour rappel, une lettre de la DGS en date du 20/08/2020 préconise un test PCR pour les professionnels de santé avant leur reprise d’activité pour toute prise en charge de personnes fragiles ou immunodéprimées (cf lien de la page CNOMK).Bien cordialement,

Amélie RIEU
Sous-Directrice Régulation
CPAM de Vaucluse »

Pour rappel la prise en charge des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail prescrit pour une infection au COVID 19 ou dans le cadre du Contact Tracing est maintenue. Vous pouvez consulter les informations sur votre espace AMELI PRO.
 Nous vous rappelons que vous pouvez retrouver les recommandations de la DGS sur le site du CNOMK en cliquant sur le lien suivant.

COVID 19 : comment et où se faire dépister quand vous êtes professionnel de santé?