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le 26 juin 2020

 

Pendant cette période COVID pour avez été nombreux à nous solliciter concernant vos difficultés à intervenir en EHPAD. Nous sommes intervenus à plusieurs reprises auprès de l’ARS et de la CPAM, mais aussi de l’URPS et du CNOMK pour faire remonter cette problématique.

Il nous a alors semblé important de vous interroger pour essayer d’analyser ces difficultés.

Veuillez trouver ci dessous :

 

  • le lien vers le résultat de cette enquête à laquelle vous avez été 32 à répondre entre le 6 et 13 juin 2020, soit 4 semaines aprés le déconfinnement.

 

  • l’Analyse de l’enquête EHPAD

 

  • les Recommandations pour aider à une reprise totale.

 

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32 réponses Questionnaire EHPAD

 

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ANALYSE de l’enquête EHPAD

32 MK ont participé à ce questionnaire, entre le 6 et 13 juin 2020.

18 MK, soit 56% n’ont pas de contrat.

L’absence de signature de contrat est pour 60% d’entre eux, le fait d’une non proposition de la direction.

4 de ces 18 MK n’ont pas signé de contrat car les conditions proposées n’étaient pas satisfaisantes.

Seulement 7 MK sont intervenus en EHPAD pendant le confinement, soit seulement environ 20% des MK.

L’absence de contrat explique peut être en partie l’absence de recours au MK.

Pour 73 % des MK, le refus d’accès a été imposé par la direction.

Pour 23 %, le refus venait du médecin coordonnateur.

Certains MK ont été refusés car ils exerçaient encore en cabinet.

D’autres EHPAD ont fait le choix de ne laisser intervenir qu’1 seul MK.

Après le 11 mai , 68 % des MK ont eu encore des difficultés pour intervenir en EHPAD. (Le début des réponses a été obtenu entre le 6 et 13 juin soit 1 mois après le déconfinement).

Toujours 60% de refus de la direction, et 20% du médecin coordonnateur. Pour ceux qui ont repris leur activité en EHPAD, la prise en charge est organisée, mais reste encore limitée.

La plupart des raisons invoquées pour le refus c’est la peur du COVID, la volonté de limiter le nombre de personnes intervenant dans l’établissement, l’attente de nouvelles consignes des instances…

72 % des MK ont contacté la direction, 31% le médecin coordonnateur, 22% leurs confrères et consœurs. 0% ont contacté les familles, l’ARS ou le CDO.

43% des MK (14 MK)  ont constaté une substitution d’activité de kinésithérapie par d’autres professions, surtout par les psychomotriciennes, (53%), ergothérapeutes (38%),  aide soignantes (23%), APA (15%).

1 MK salarié a été choisi au détriment de l’intervention des libéraux.

Pour les MK qui ont repris même partiellement, 66% des MK ont pu bénéficier de matériel de protection fourni par l’EHPAD, les autres ont utilisé leur propre EPI.

Dans les conséquences de ces difficultés à intervenir à nouveau en EHPAD,  73 % des MK constatent une hausse du taux de grabatisation de patients, 28% des MK ont perdu au moins 1 patient.

28 % constatent un problème éthique notamment lié au libre choix du MK par le patient et 20% d’une dégradation des relations avec les directions.

95% des MK ont eu une baisse d’activité avec pour conséquence une perte économique importante.

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RECOMMANDATIONS du CDOMK84

 

A la lecture de cette analyse il semble important d’essayer de trouver des solutions vous permettant de vous aider à reprendre une activité normale au sein de ces établissements alors que le virus du COVID reste circulant.

 

Pour cela voici trois propositions :

 

  • Si ce n’est déjà fait, la signature du contrat EHPAD, permet de préciser les conditions particulières d’exercice des professionnels de santé intervenant à titre libéral dans un EHPAD. Il vise notamment à assurer l’organisation, la coordination et l’évaluation des soins, l’information et la formation. Il garantit la liberté du choix du praticien au malade ;

Dans l’intérêt du résident, le présent contrat a donc pour but de lui assurer une prise en charge et des soins de qualité à travers, notamment, une bonne coopération entre le masseur-kinésithérapeute, l’EHPAD et le médecin coordonnateur de l’établissement.

Vous trouverez le modèle dans le lien suivant. Contrat EHPAD . Nous vous rappelons qu’une charte de bonnes pratiques relative aux modalités d’intervention des masseurs-kinésithérapeutes libéraux dans les EHPAD a été aussi validée. Elle accompagne le déploiement du contrat EHPAD rendu obligatoire depuis la parution du décret de décembre 2010.

 

  • Nous vous invitons aussi à vous rapprocher du médecins coordonnateur de l’établissement pour organiser avec lui une intervention en toute sécurité, notamment en utilisant des Equipements de Protection Individuelle (EPI) définis ensemble et en signant un protocole sur l’utilisations des moyens de protection.

 

  • Enfin, depuis le 25 juin un arrêté vient rendre possible la réalisation du test PCR ou d’un test de sérologie pour tous les professionnels de santé présentant sa carte professionnelle sans ordonnance et intégralement pris en charge par l’assurance maladie. Des résultats de test favorable, à présenter au directeur d’EHPAD, vous permettront d’appuyer votre demande de reprise des soins en toute sécurité.